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En promo pour son premier album, Daniel Auteuil se confie… comme rarement

Daniel Auteuil sort son premier album et, il faut bien le dire, c’est une vraie réussite. Un rêve de longue date pour ce fils de chanteurs lyriques, qui, une fois n’est pas coutume, s’est confié dans une interview au Figaro ainsi qu’ à l’Obs

Sur la musique

Je connaissais certains airs d’opéra par cœur, ceux de Carmen ou Verdi. Mes parents étaient des autodidactes, comme moi. Ma mère était choriste en province. Ce n’était pas chic ou à la mode, mais c’était son métier. Cela m’a permis de commencer comme choriste à l’Opéra d’Avignon. La musique a bercé ma vie. J’avais 16 ans. J’étais ce que l’on appelait alors « disquaire » dans les boîtes. Aujourd’hui, on dirait DJ

Sur son enfance

A l’époque, j’ai toujours le sentiment d’être un cancre, parce qu’à l’école, je ne comprends rien. Cela dit, j’ai appris qu’Apollinaire n’avait même pas son bac. J’ai présenté trois fois le concours du conservatoire d’art dramatique, on ne m’a jamais pris. C’est désespérant

Sur son ex beau-père

Il aurait aimé que je chante ses chansons, mais je n’osais pas. Béart était poète, musicien, ingénieur des ponts et chaussées, mais aussi un penseur visionnaire, un agitateur d’idées. Je me souviens de déjeuners chez lui avec des intellectuels, des journalistes, des artistes (…) Il m’a fait partager ses lumières, il était brillant avec un rapport compliqué à l’autre car il ne lâchait rien, il voulait tout contrôler. Je sais ce que c’est, je ne lâche qu’en confiance. Je l’ai vu écrire, j’ai écouté ses mélodies qui sont plus complexes qu’il n’y paraît

Sur la liaison entre la musique et le cinéma

Ce sont les metteurs en scène qui m’ont fait prendre conscience des choses. Avec Claude Zidi, j’ai appris le succès, avec Claude Berri, la reconnaissance, et avec Sautet, j’ai appris à écouter. Quant à Pialat, il m’a appris à regarder. J’ai passé neuf mois avec lui, à préparer un film que je n’ai pas fait, Van Gogh. En réalisant mes propres films, j’ai appris à travailler avec des musiciens: Alexandre Desplat, en l’occurrence.

Là je fais un film, puis je vais prendre une vingtaine de jours pour aller jouer partout. C’est le choix que j’ai fait pour l’instant. Après, j’aurais envie de jouer dans les festivals

Sur sa vie privée

Cela fait quarante ans que je tourne entre quatre et cinq films par an. Mais là, la musique me permet de rester chez moi et de m’occuper de mon jeune fils.

Je ne suis plus tenu d’être dans le même rythme que mes camarades de 40 ou 50 ans. Je l’ai été, je n’ai plus besoin de cette course (…) Aujourd’hui, je cours plus vite en courant moins. Ralentir la course, ce n’est pas ralentir les activités« , a-t-il expliqué. Et d’ajouter, au sujet de son âge:  » J’ai beau penser, quand je me réveille, que j’ai dix ans de moins que mon âge, j’ai bien dix ans de plus. C’est une histoire de chronomètre ».

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