Dans cette fresque historique intitulée « L’Été 36 », Nolwenn Leroy franchit une nouvelle étape majeure de sa carrière de comédienne en incarnant Giulia, la gouvernante rigoureuse et mystérieuse d’un palace niçois. Loin de la scène, elle s’impose ici dans un registre dramatique intense, au cœur d’une intrigue qui mêle habilement lutte des classes et polar sous le soleil de la Riviera.
Le récit nous transporte à Nice, à l’aube des premiers congés payés, là où le monde ouvrier et la haute bourgeoisie se percutent pour la première fois sur les galets de la Méditerranée. Nolwenn Leroy y livre une partition tout en retenue, donnant la réplique à des actrices confirmées comme Julie de Bona et Sofia Essaïdi. Son personnage, Giulia, est la plaque tournante des secrets de l’hôtel Riviera, une femme de l’ombre dont le passé semble lié à l’enquête criminelle qui vient briser l’insouciance de ce premier été de liberté.

C’est une prestation sobre et habitée qui confirme que l’artiste a définitivement trouvé sa place dans le paysage de la fiction française, portée par une mise en scène élégante et des décors qui font revivre avec brio l’esthétique des années 30.