Depuis quelques années déjà on me proposait d’écrire l’histoire de ma vie et j’avoue que je ne m’imaginais pas écrivant avec fierté mes « mémoires ». Je n’y voyais pas un grand intérêt, sauf pour mes enfants et petits-enfants, comme on écrirait un livre de famille.
Quand j’avais 15 ans, à l’internat du lycée, j’avais pourtant commencé à écrire ma vie de pensionnaire, au jour le jour, dans un journal intime. C’était un réconfort, un exutoire. Mais de là à raconter, des décennies plus tard, toute ma vie et être publié, il y avait un grand pas que, par peur et pudeur et malgré les sollicitations, je n’osais franchir.
Et puis Isaure est arrivée dans ma vie avec l’amour. Un soir, après tant de moments partagés et de paroles échangées, elle m’a lu quelques lignes qu’elle avait écrites sur moi et sur mon histoire. J’ai ressenti une grande émotion tant je me suis reconnu dans ces mots. J’ai alors pensé que si un jour je racontais par écrit ma vie, ce que je me refusais toujours à envisager, ces mots en seraient une belle introduction.
Peu à peu, elle m’a convaincu de lui parler, avec une grande capacité d’écoute qui m’a parfois fait voyager au fond de moi. Et ce livre est venu. Il existe grâce à elle.
Je veux bien sûr le dédier à ma mère, qui fut et reste si importante pour moi.
À mes enfants, Julien, Nicolas, Cliff et Quentin, à mes petits-enfants, Ama, Raphaël, Gabriel, tous si chers à mon cœur.
À Alain, bien sûr, compagnon, frère de cœur dont la rencontre a changé ma vie.
À vous qui me lisez.
Et puis à ce petit Lucien qui vit en moi. Vous lui avez permis de ne jamais se sentir seul, de ne jamais se sentir abandonné et de vivre son plus grand rêve au travers de la musique.