Vingt-cinq mai sur le pavé des corons, Le vent du Nord porte un vieux prénom. Les terrils se dressent, gardiens de la mémoire, L’ocre des briques raconte notre histoire. Un marin d’eau douce, né sous la pluie, Avait mis en vers nos silences de mineurs. Aujourd’hui le ciel se teinte d’une autre clarté, Pour l’enfant de Calais, Lens est en fête.
Sang et Or, le cœur de Bollaert bat, Les corons chantent, on ne s’arrête pas. La Coupe est là, gravée dans la sueur, Pour la première fois, l’étendard est vainqueur. C’est l’hymne des gueules noires, le cri de la fierté, Lens est debout, l’histoire est rachetée ! (L’histoire est rachetée !)
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