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Puisque tu pars : A qui s’adresse vraiment cette chanson de Jean Jacques Goldman ?

À travers différentes interviews, Jean-Jacques Goldman a expliqué vouloir écrire une sorte d’hymne pour son public qu’il pourrait chanter à la fin de ses concerts. C’est aussi la volonté d’aborder le thème du départ de manière positive et non pas triste.  Mais le texte laisse transparaître une autre version que beaucoup de biographes n’ont pas manqué de souligner. Même si l’artiste l’a démenti, « Puisque Tu Pars » aurait été écrite en hommage à son demi-frère aîné Pierre Goldman assassiné à Paris le 20 septembre 1979 à sa sortie de prison. Très engagé politiquement, Pierre avait rejoint les rangs de l’extrême gauche. Faisant la une des journaux pour des affaires de vols à main armée, il avait été condamné à douze ans de réclusion criminelle en 1976.

Ambre Bartok avait d’ailleurs écrit dans son livre « Les Goldman« 

C’est un crime qui a été revendiqué par l’extrême droite. Un groupe qui s’appelle “Honneur de la Police”. Certains disent que ce serait l’ETA. C’est très difficile, il avait pas mal d’ennemis, Pierre Goldman, donc ça n’a jamais été résolu »

Jean-Jacques Goldman ne s’est jamais exprimé sur la mort tragique de son demi-frère mais soutient que cette chanson est en réalité un message adressé à son public qu’il quitte à chaque fin de concert. Des séparations difficiles pour certains fans, d’où l’idée de leur dire à travers une chanson que les séparations ne sont pas forcément le signe de quelque chose de douloureux, de triste ou de négatif. C’est l’idée et l’envie aussi de le leur dire avec ses mots et non avec la rengaine bien connue « Ce n’est qu’un au revoir mes frères », que Jean-Jacques Goldman trouve particulièrement moche..

Paroles

Puisque l’ombre gagne
Puisqu’il n’est pas de montagne
Au-delà des vents, plus haute que les marches de l’oubli
Puisqu’il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il

Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n’est pas forcément suffire
Puisque c’est ailleurs
Qu’ira mieux battre ton cœur
Et puisque nous t’aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars

Que les vents te mènent où d’autres âmes plus belles
Sauront t’aimer mieux que nous puisque
l’on ne peut t’aimer plus
Que la vie t’apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais, nous t’aurions tout à fait perdu
Garde cette chance

Que nous t’envions en silence
Cette force de penser que le plus beau
reste à venir
Et loin de nos villes
Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu’il est des douleurs,
qui ne pleurent qu’à l’intérieur
Puisque ta maison, aujourd’hui c’est l’horizon
Dans ton exil, essaie d’apprendre à revenir
Mais pas trop tard

Dans ton histoire, garde en mémoire
Notre au revoir, puisque tu pars

J’aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste,
mais tu ne l’as pas fait
J’aurais pu donner tant d’amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais,
ça n’était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez…

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